Impact de la Blockchain sur le "Business Model" des entreprises.

Actuellement, la plupart des systèmes qui reposent sur la confiance entre plusieurs parties impliquent la présence d’un tiers de confiance*, à savoir une personne qui s’assure que plusieurs conditions sont réunies pour réaliser une transaction et qui va ensuite l’exécuter en conformité avec les contrats signés et la législation en vigueur.

Par “tiers de confiance on désigne généralement toute entité capable de certifier des “transactions” et l’information liée à celle-ci : avocats, banques, notaires…etc.

Or, la Blockchain vient concurrencer le système des tiers de confiance traditionnels. En effet, ce nouvel instrument de marché permet de permissionner les intermediaires, où en ce sens la traçabilité et la sécurité offertes par la Blockchain permettent aux intermédiaires de s’émanciper de tâches fastidieuses telle que la vérification d’informations silotées (ex: une attestation du registre des hypothèques lors d’une vente immobilière ou la mise à jour d’un registre de mouvements de titres). Le métier de ces intermediaires est donc en train d’évoluer vers un metier de conseil et de garant de l’information.

Plus précisément, ce nouveau type d’intermediation permettant de fluidifier le Business Model des entreprises est lié à la naissance des smart contracts. Il est utile de préciser qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un contrat, contrairement à ce que sa dénomination l’indique. En effet, un smart contract* est un procédé informatique automatisé qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’utilisateur de la Blockchain et la Blockchain elle-même. C’est un programme autonome qui, une fois démarré, exécute automatiquement des conditions inscrites en amont dans la Blockchain, sans nécessiter d’intervention humaine. Il fonctionne comme toute instruction conditionnelle de type « if — then » (si telle condition est vérifiée, alors telle conséquence s’exécute).

Exemple pratique :

Actuellement, pour investir dans un actif immobilier, de nombreuses barrières à l’entrée existent : des coûts élevés de frais de notaires et d’avocats, une procédure administrative lente et complexe à comprendre, procédure à laquelle s’ajoute un aléa à cause de l’intervention humaine.
Les smart contracts permettent d’automatiser cette procédure et de résoudre ces contraintes. En effet, ils permettent aux acteurs d’investir bien plus rapidement et simplement ; les frais habituels versés aux tierces-parties sont supprimés et l’aléa de l’intervention humaine devient inexistant. Par exemple, vous pourrez investir chez Equisafe en vous rendant directement sur notre plateforme internet Equisafe.io !

Aussi, les smart contracts peuvent être utilisés pour enregistrer la certification des données KYC* (Know Your Customer) et AML* (Anti Money Laundering) réalisée par un tiers. Une fois ces données authentifiées par le tiers, le smart contract pourra enregistrer le transfert de valeur souhaité par les utilisateurs sur la Blockchain.
A titre d’exemple ,on fixera grâce au smart contract un montant maximum en euros à ne pas dépasser sur une transaction à inscrire dans la Blockchain.

S’agissant plus précisément des procédés KYC et AML :


-Le procédé KYC permet de récolter les données personnelles d’un utilisateur (par exemple le passeport, la carte d’identité ou l’adresse d’un investisseur) sur une plateforme internet où un organisme tiers vérifiera l’authenticité de ces données. Si l’organisme tiers certifie que les données personnelles de l’utilisateur sont valides, ces données pourront être enregistrées sur la Blockchain grâce à des smart contracts qui feront le lien entre cette plateforme internet et la Blockchain ;


-Le procédé AML permet d’identifier rapidement des transactions suspectes, notamment de blanchiment d’argent où un utilisateur souhaiterait enregistrer les informations de cette transaction suspecte sur la plateforme internet pour ensuite les insérer dans la Blockchain. Un organisme tiers jouera ici le rôle d’un barrage anti-fraude : Si les informations ne sont pas considérées comme valide, le smart contrat n’enregistrera pas les informations de cette transaction de la plateforme internet à la Blockchain. Si les informations sont considérées comme valide par l’organisme tiers, le smart contrat enregistrera les informations de cette transaction finalement jugées licites sur la Blockchain.

Au final, la transformation des Business Models issue des smart contracts donne l’occasion aux utilisateurs de la Blockchain de gagner du temps et d’uniformiser les procédures de contrôle d’identité (KYC) et bancaire (AML), procédures qui sont actuellement très disparates au niveau des organismes de contrôle de chaque société qui les utilise habituellement.

Equisafe utilise justement ce procédé KYC afin de vous faire gagner un temps précieux : investir dans un actif ne vous demande plus de passer par de nombreux intermédiaires et la procédure d’investissement est désormais uniformisée pour toutes vos transactions. Il vous suffit désormais simplement de vous rendre sur la plateforme app.equisafe.io !

Rappel du Vocabulaire Technique

Tiers de confiance : toute entité capable de certifier des “transactions” : avocats, banques, notaires…etc.

Smart contract : programme autonome qui, une fois démarré, exécute automatiquement des conditions inscrites en amont dans la Blockchain, sans nécessiter d’intervention humaine.

KYC : procédé qui récolte les donnés personnelles d’une personne, données qui sont ensuite vérifiées par des organismes tiers.

AML : procédé qui permet d’identifier rapidement des transactions suspectes de blanchiment d’argent par le concours d’organismes tiers.

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